Oser

Les 6 risques à prendre pour se lancer:
1- Renoncer: Loin de représenter une amputation de notre être, les renoncements, quoique douloureux, nous bousculent, nous allègent du superflu, nous propulsent dans l'énergie des grands engagements.
La 1ère condition pour trouver le plaisir dans l'exercice de notre tâche, comme dans toutes les dimensions de notre vie, est sans doute renoncer à TOUT avoir.
2- Se tromper: Difficile de se montrer imparfait, voire faillible…Cela doit-il nous priver de toute initiative? Non, si nous parvenons à faire de nos erreurs le ferment de réussites à venir.
Commettre une erreur et l'assumer reste une épreuve que chacun cherche à éviter, car nous voyons d'abord dans l'échec la preuve de nos manques, de nos faiblesses. Une expérience qui ouvre une blessure narcissique, où se mêlent culpabilité, perte de nos illusions de toute puissance, crainte du regard des autres et peur de l'après.”Rebondir après l'erreur et en sortir plus fort, ça s'apprend”
3- Cesser d'être victime: Dans une situation difficile, il est tjs plus simple d'accuser l'autre. Or, assumer ses responsabilités est le premier pas vers des changements constructifs. Se responsabiliser c'est oser le conflit.
Lorsque l'on accuse et l'autre se défausse, le ton monte et chacun campe sur ses positions. Désigner un coupable donne le sentiment d'avoir trouvé l'origine du problème. En réalité, c'est une voie qui condamne à l'impuissance car on ne peut pas changer l'autre.
Prendre ses responsabilités c'est non seulement reconnaître ses torts, mais aussi oser dire ce que l'on pense et oser accepter la parole de l'autre, même si elle nous surprend ou nous déçoit. C'est aussi d'admettre que le simple fait de faire partie d'un système nous rend à la fois victime et acteur de ses dysfonctionnements.
4- déplaire: Si nous étions totalement solitaires, il serait p-e plus facile de prendre des décisions. Mais nous sommes tous pris dans des réseaux de dépendance et de loyauté qui entravent nos efforts d'autonomie. Sur nos épaules pèsent les attentes de nos parents, le poids de notre histoire familiale, les contrats professionnels et ceux, plus officieux, qui définissent nos amitiés. Sans oublier l'environnement socioculturel; Aller à l'encontre de ces schémas nous mènerait, pensons-nous, à d'autres calamités: être rejeté, marginalisé, perdre l'amour et la reconnaissance.
Mais agir en enfant sage encombre fortement notre soif de liberté…Oser déplaire c'est choisir d'être fidèle à soi même avant de l'être aux autres.
5- Dire non: S'opposer, contredire au risque de fâcher? Pas facile. Mais pour se protéger des demandes abusives pour affirmer son désir, il faut d'abord dire non à tout ce que l'on ne veut plus.
En cédant à toutes les sollicitations, le risque est de ne plus discerner ses propres désirs de ceux des autres. A l'inverse, avoir le courage de dire de vrais “non” prépare à pouvoir prononcer de vrais “oui” exprimant convictions personnelles et intégrités. De cette capacité à affirmer son identité découle une vie relationnelle saine et de vrais accomplissements.
6- aller vers l'inconnu: Parfois il nous arrive de prendre conscience que les fonctions sur lesquelles nous avons construit notre existence ne conviennent plus. Vacillants, étriqués, décalés, nos repères nous étouffent. Besoin d'autre chose. Envie d'ailleurs. Nous sentons bien qu'il nous faut quitter un monde pour en découvrir un autre, plus vaste et prometteur. Mais la peur de l'inconnu nous empêche de faire le 1er pas, et même quelque fois simplement d'y penser.
Pour avancer dans nos projets avec davantage de confiance, nous disposons tous des mêmes ressources personnelles:
Plonger en soi: La vie suit rarement le chemin que l'on avait imaginé. S'égarer, c'est faire l'expérience de l'imprévu et de la débrouille, et cela oblige à plonger en soi. Une occasion d'éprouver nos repères les plus personnels.
Etre en relation: la communication déborde souvent des simples mots. Avec le temps, nous apprenons également à être attentif aux signaux non verbaux, et nous prenons toute la mesure de notre besoin humain fondamental: être en relation.
S'appuyer sur ses racines: Quoique l'on fasse, on ne se défait jamais vraiment de sa culture, de ses racines. Les rencontres et le respect des différences nous enseignent à ne pas avoir honte de notre singularité mais, au contraire, en faire une richesse à partager.
Savoir être seul.
Voyager léger: Nous sommes bien souvent encombrés de possessions matérielles auxquelles nous nous accrochons alors qu'elles sont toujours remplaçables. Notre identité, en revanche est notre bien le plus précieux !!
Donner du sens à sa vie: Savourer le chemin, s'étonner des rencontres que l'on fait, donne des ailes…où que l'on soit.













